Les honoraires affichés par les acteurs du locatif clé en main vont de 4 % à près de 10 %, avec des forfaits minimums qui s'échelonnent de 6 500 € à 14 900 €. Ces pourcentages ne sont pas comparables entre eux : chacun les applique à une assiette différente, parfois le prix net vendeur, parfois le prix affiché frais d'agence inclus, parfois le coût total du projet travaux et meubles compris. Un taux de 7,2 % sur le coût total peut coûter plus cher qu'un taux de 8 % sur le prix seul. Cette page remet toutes les grilles sur la même base, le prix d'achat du bien, et montre ce que cela donne sur trois projets chiffrés.
Quand deux acteurs annoncent 7,2 % et 8 %, on croit lire un écart de 0,8 point. En réalité l'écart peut dépasser 3 points, parce que le premier calcule sur le coût total du projet (prix du bien, frais de notaire, travaux et ameublement) et le second sur le seul prix net vendeur. Sur un studio à 90 000 € avec 25 000 € de travaux et 5 000 € de meubles, la première assiette pèse environ 127 000 €, la seconde 90 000 €. Le même pourcentage produit alors deux factures très différentes. Avant de comparer quoi que ce soit, la première question à poser est donc : sur quel montant exact ce pourcentage s'applique-t-il ?
Trois bases de calcul dominent. Le prix net vendeur, c'est-à-dire le prix hors frais d'agence, est la base la plus étroite et la plus favorable à l'acheteur. Le montant FAI (frais d'agence inclus) élargit l'assiette du montant de la commission de l'agence qui détient le bien. Le coût total du projet est la base la plus large : elle intègre les frais de notaire, l'enveloppe de travaux et parfois l'ameublement, ce qui signifie mécaniquement que plus votre chantier est ambitieux, plus vous payez d'honoraires. Cette dernière structure crée une divergence d'intérêt à connaître avant de signer.
| Acteur | Taux affiché | Assiette de calcul | Forfait minimum |
|---|---|---|---|
| Clé en Main | 3 % | Prix du bien | 6 500 € |
| Immveo | 5 à 8 % | Selon le rendement cible | 8 500 € |
| ImAvenir | 7,2 % | Coût total (bien, notaire, travaux, meubles) | 9 500 € |
| Ouiker | 8 % | Prix net vendeur | 9 900 € |
| Investir dans l'Ancien | 4 % | Montant FAI, plus 4 % sur travaux et meubles | 9 900 € |
| Cash Flow Positif | 9 % dégressif à 5,4 % | Montant FAI | 11 988 € |
| Beanstock | 9,6 % | Montant FAI, plus 500 € de frais de service | 14 900 € |
Tous les acteurs affichent un plancher de facturation. Sur les tickets d'entrée, en dessous de 130 000 € environ, ce plancher est le seul chiffre qui compte : le pourcentage ne s'applique jamais, tout le monde facture son minimum. C'est précisément le segment des premiers investissements et des studios à fort rendement en région. Un minimum de 14 900 € sur un studio à 90 000 € représente 16,6 % du prix d'achat, une charge qui ampute durablement la rentabilité de l'opération. Un minimum de 6 500 € sur le même bien représente 7,2 %. C'est sur ce segment que l'écart entre acteurs est le plus violent, et c'est rarement mis en avant dans les plaquettes.
Pour comparer honnêtement, il faut une unité commune. La plus lisible est le coût de l'accompagnement exprimé en pourcentage du prix d'achat du bien, minimum de facturation appliqué. La méthode tient en quatre étapes. Un, reconstituez l'assiette réelle de chaque acteur pour votre projet précis. Deux, appliquez le taux annoncé à cette assiette. Trois, retenez le plus élevé entre ce résultat et le forfait minimum, puis ajoutez les frais fixes annexes. Quatre, divisez le total obtenu par le prix d'achat du bien. Vous obtenez un chiffre unique, directement comparable d'un acteur à l'autre. Les trois simulations qui suivent appliquent cette méthode.
Projet type d'un premier investissement en ville moyenne : 90 000 € de prix d'achat, environ 7 200 € de frais de notaire dans l'ancien, 25 000 € de travaux et 5 000 € d'ameublement, soit un coût total proche de 127 200 €. À ce niveau de prix, tous les acteurs facturent leur forfait minimum, sans exception. Le pourcentage affiché devient purement décoratif : ce que vous payez réellement, c'est le plancher. L'écart entre le plus bas et le plus haut atteint 8 900 €, soit près d'un dixième du prix du bien, sur un projet strictement identique.
| Acteur | Calcul au taux affiché | Facturé | En % du prix d'achat |
|---|---|---|---|
| Clé en Main | 2 700 € | 6 500 € (minimum) | 7,2 % |
| Immveo | 4 500 à 7 200 € | 8 500 € (minimum) | 9,4 % |
| ImAvenir | 9 158 € | 9 500 € (minimum) | 10,6 % |
| Ouiker | 7 200 € | 9 900 € (minimum) | 11,0 % |
| Beanstock | 8 640 € | 15 400 € (minimum + service) | 17,1 % |
Sur un ticket intermédiaire, les forfaits minimums cessent de s'appliquer et les pourcentages reprennent la main. Avec 160 000 € de prix d'achat, 12 800 € de frais de notaire, 35 000 € de travaux et 7 000 € de meubles, le coût total ressort à 214 800 €. C'est là que l'effet d'assiette devient visible : le taux le plus bas du tableau précédent ne produit pas la facture la plus basse, parce qu'il s'applique à la base la plus large. Un investisseur qui aurait choisi son prestataire sur le seul pourcentage affiché se serait trompé.
| Acteur | Assiette retenue | Facturé | En % du prix d'achat |
|---|---|---|---|
| Clé en Main | 160 000 € | 6 500 € (minimum) | 4,1 % |
| Ouiker | 160 000 € | 12 800 € | 8,0 % |
| ImAvenir | 214 800 € | 15 466 € | 9,7 % |
| Beanstock | 160 000 € | 15 860 € | 9,9 % |
Sur les opérations d'immeuble de rapport, les montants d'honoraires deviennent significatifs et l'assiette pèse lourd. Avec 320 000 € de prix, 25 600 € de frais de notaire, 80 000 € de travaux et 15 000 € d'ameublement, le coût total approche 440 600 €. Les acteurs qui facturent sur le coût total encaissent alors autour de 31 000 €, soit près de 10 % du prix du bien. Un accompagnement à 3 % du prix ressort à 9 600 €. L'écart, plus de 21 000 €, correspond à plusieurs années de cash-flow sur ce type d'opération et change la trajectoire du projet.
| Acteur | Assiette retenue | Facturé | En % du prix d'achat |
|---|---|---|---|
| Clé en Main | 320 000 € | 9 600 € | 3,0 % |
| Ouiker | 320 000 € | 25 600 € | 8,0 % |
| Beanstock | 320 000 € | 31 220 € | 9,8 % |
| ImAvenir | 440 600 € | 31 723 € | 9,9 % |
Plusieurs postes s'ajoutent sans figurer dans le taux mis en avant. La commission sur négociation d'abord : certains acteurs conservent 20 à 25 % de l'économie obtenue sur le prix d'achat, ce qui signifie qu'une négociation de 15 000 € génère jusqu'à 3 750 € d'honoraires supplémentaires. Les frais de service ensuite, souvent quelques centaines d'euros facturés en amont, parfois non remboursables si aucun bien n'aboutit. Les honoraires sur travaux enfin, qui viennent s'empiler sur les honoraires d'acquisition chez les acteurs qui facturent séparément la maîtrise d'œuvre. La bonne pratique consiste à demander un devis récapitulatif toutes lignes comprises, exprimé en euros et non en pourcentages.
Les honoraires d'acquisition sont ponctuels, la gestion locative est annuelle et pèse sur toute la durée de détention. Le marché du clé en main se situe entre 3,9 % et 7,2 % des loyers encaissés, parfois davantage lorsque des garanties sont incluses. Sur un loyer de 650 € par mois, un point d'écart représente environ 78 € par an, soit près de 1 600 € sur vingt ans. Vérifiez trois éléments : le pourcentage exact, ce qu'il couvre (relance des impayés, états des lieux, gestion des travaux courants), et si les assurances comme la garantie loyers impayés sont incluses ou facturées en supplément. Au régime réel, ces frais sont déductibles, ce qui atténue leur coût net.
Nos honoraires d'accompagnement s'élèvent à 3 % du prix du bien, avec un forfait minimum de 6 500 €, facturés uniquement au succès, à la signature chez le notaire. L'assiette est le prix du bien, pas le coût total du projet : le budget travaux que vous engagez ne fait pas monter notre facture. Nous ne prélevons pas de commission sur le montant négocié, ce qui aligne notre intérêt sur le vôtre lors de la négociation. Aucun frais de dossier n'est demandé en amont. Le périmètre couvre le sourcing, l'analyse de rentabilité croisée avec des données de prix réels, la structuration du financement, le montage fiscal, le pilotage des travaux sous Garantie Prix Ferme et la mise en location avec Garantie Loyers Impayés. Vous restez seul décideur et seul signataire à chaque étape.
Première question : sur quel montant précis le pourcentage s'applique-t-il, prix net vendeur, montant FAI ou coût total du projet ? Deuxième question : quel est le forfait minimum, et à partir de quel prix d'achat le pourcentage prend-il le relais ? Troisième question : existe-t-il une commission sur le montant négocié, des frais de service en amont, ou des honoraires additionnels sur les travaux ? Quatrième question : à quel moment les honoraires sont-ils dus, à la signature du contrat d'accompagnement ou uniquement au succès chez le notaire ? Un prestataire qui répond clairement à ces quatre questions par écrit vous donne une base de comparaison saine. Un prestataire qui les esquive vous dit déjà quelque chose d'utile.
Les grilles publiques relevées au 1er juillet 2026 s'échelonnent de 4 % à 9,6 %, avec des forfaits minimums de 6 500 € à 14 900 €. Mais ces taux ne portent pas sur la même base : certains calculent sur le prix net vendeur, d'autres sur le coût total du projet travaux et meubles inclus. Ramenés au prix d'achat, les coûts réels observés vont d'environ 3 % à près de 10 % sur un ticket moyen, et de 7 % à plus de 17 % sur un petit studio où seul le forfait minimum s'applique.
Parce que l'assiette diffère. Un taux de 7,2 % appliqué au coût total du projet (prix, frais de notaire, travaux, ameublement) porte sur un montant bien supérieur à un taux de 8 % appliqué au seul prix net vendeur. Sur un T2 à 160 000 € avec 35 000 € de travaux, la première formule ressort à environ 15 466 € et la seconde à 12 800 €. Le pourcentage le plus bas n'est pas la facture la plus basse.
Cela dépend du taux et de l'assiette de chaque acteur. Avec nos 3 % et un minimum de 6 500 €, le pourcentage prend le relais à partir de 216 667 € de prix d'achat. Chez un acteur à 9,6 % avec 14 900 € de minimum, le seuil se situe autour de 155 000 €. En dessous de ces seuils, c'est le forfait minimum qui détermine seul votre facture, et c'est là que les écarts entre acteurs sont les plus importants.
Les honoraires d'acquisition ne sont pas déductibles des revenus fonciers : ils s'ajoutent au prix de revient du bien et sont pris en compte lors du calcul de la plus-value à la revente. En location meublée au régime réel, ils entrent dans la base amortissable. Les frais récurrents comme la gestion locative et la prime de garantie loyers impayés sont en revanche déductibles chaque année au régime réel. Faites valider votre cas par un expert-comptable.
Ce n'est pas illégitime, mais cela crée une divergence d'intérêt qu'il faut avoir en tête : plus l'enveloppe de travaux augmente, plus les honoraires montent. Demandez alors comment le budget travaux est arrêté, par qui, et s'il existe un engagement de prix ferme. Une facturation assise sur le seul prix du bien supprime cette question.
Le marché du clé en main se situe entre 3,9 % et 7,2 % des loyers encaissés, avec des périmètres variables. Vérifiez si la garantie loyers impayés, les états des lieux et la gestion des petits travaux sont inclus ou facturés en supplément. Contrairement aux honoraires d'acquisition, ces frais sont déductibles chaque année au régime réel.
Le secteur a connu plusieurs défaillances, dont la liquidation judiciaire de Bevouac le 31 octobre 2025 et celle d'Immocitiz. Les dossiers en cours se retrouvent suspendus, les acomptes versés deviennent des créances difficiles à recouvrer et les chantiers engagés restent à reprendre. C'est un argument de plus pour privilégier une facturation au succès, sans versement en amont, et pour vérifier la solidité et le modèle économique de l'acteur avant de s'engager.
Non. Nos honoraires sont facturés uniquement au succès, à la signature chez le notaire. Aucun frais de dossier n'est demandé en amont, et nous ne prélevons pas de commission sur le montant négocié à l'achat.