Les revenus d'un meublé de tourisme sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), au titre de la location meublée non professionnelle, et non dans les revenus fonciers. Deux régimes coexistent : le micro-BIC, avec un abattement forfaitaire de 30 % pour un meublé non classé (plafond de recettes 15 000 € par an) ou de 50 % pour un meublé classé (plafond 83 600 € en 2026), et le régime réel, qui permet de déduire les charges et d'amortir le bien. À l'impôt sur le revenu s'ajoutent 18,6 % de prélèvements sociaux depuis l'imposition des revenus 2025. Cette page donne une information générale : elle ne remplace pas l'avis de votre expert-comptable sur votre situation.
Un meublé de tourisme est un logement meublé loué à une clientèle de passage, à la nuitée, à la semaine ou au mois, souvent via Airbnb, Booking ou Abritel. Contrairement à la location nue, dont les loyers relèvent des revenus fonciers, ses recettes sont imposées dans les bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
En tant que particulier, vous êtes loueur en meublé non professionnel (LMNP) tant que vos recettes meublées restent sous 23 000 € par an ou sous vos autres revenus d'activité. Au-delà de ces deux seuils cumulés, vous basculez en loueur professionnel (LMP), un statut distinct à étudier avec un conseil. Dans les deux cas, vous choisissez ensuite entre deux régimes d'imposition : le micro-BIC ou le régime réel.
Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire sur vos recettes, censé couvrir toutes vos charges. Depuis la loi Le Meur du 19 novembre 2024, applicable aux revenus 2025 déclarés en 2026, les règles diffèrent selon que le meublé est classé ou non :
Le micro-BIC est simple : vous déclarez vos recettes, l'administration applique l'abattement. Mais depuis la réforme, cet abattement est nettement moins généreux, ce qui rend le régime réel souvent plus intéressant.
Au régime réel, vous déduisez vos charges pour leur montant réel : intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurance, honoraires de gestion et de conciergerie, frais de ménage, copropriété, abonnements, petit équipement. Vous pouvez en plus amortir le bien, c'est-à-dire déduire chaque année une fraction de sa valeur.
L'amortissement porte sur le bâti, hors terrain (le bâti représente environ 85 % de la valeur d'un bien), ainsi que sur le mobilier et les travaux, selon leurs durées d'usage. Point essentiel : l'amortissement ne peut pas créer de déficit (article 39 C, II du code général des impôts). La fraction non utilisée une année n'est pas perdue : elle se reporte sans limite de durée sur les bénéfices futurs. Résultat fréquent : un résultat imposable très réduit, parfois proche de zéro pendant plusieurs années. La contrepartie est une comptabilité plus lourde, d'où l'intérêt d'un expert-comptable.
La règle générale tient en une comparaison : l'abattement forfaitaire du micro-BIC d'un côté, vos charges réelles augmentées de l'amortissement de l'autre. Le régime le plus favorable est celui qui réduit le plus votre base imposable.
Chaque situation est différente : le montant de l'emprunt, le prix du bien et le niveau de charges changent le résultat. Un simulateur vous donne un premier ordre de grandeur, à valider ensuite avec un professionnel.
Aux impôts sur le revenu s'ajoutent les prélèvements sociaux. Parce qu'il est imposé en BIC au titre de la location meublée non professionnelle, un meublé de tourisme supporte un taux de 18,6 % : la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la CSG applicable à ces revenus à 10,6 %, ce qui fait passer le total de 17,2 % à 18,6 %. Cette hausse s'applique dès l'imposition des revenus 2025, déclarés en 2026.
À titre de comparaison, les revenus fonciers d'une location nue restent soumis à 17,2 %. Ces prélèvements se cumulent avec l'impôt sur le revenu calculé selon votre barème progressif. Au régime réel, ils portent sur le bénéfice après charges et amortissement, donc sur une base souvent fortement réduite.
Faire classer son meublé de tourisme (procédure officielle, de 1 à 5 étoiles, valable 5 ans) n'est pas qu'une question d'image. Sur le plan fiscal, le classement fait passer l'abattement micro-BIC de 30 % à 50 % et relève le plafond de recettes à 83 600 €. C'est donc un véritable arbitrage d'imposition.
Le classement suppose une visite de contrôle par un organisme accrédité et le respect d'une grille de critères. Dans notre offre de conciergerie, il est piloté avec vous : audit du logement, mise en conformité, dépôt du dossier, aux côtés de la gestion locative et du reporting mensuel. Le classement ne dispense pas des obligations locales (numéro d'enregistrement, changement d'usage selon la commune), qui relèvent de votre mairie.
Tant que vous vous limitez à louer un logement meublé, vous restez dans la location meublée classique, sans TVA. Mais si vous ajoutez des services de type hôtelier (accueil de la clientèle, ménage régulier en cours de séjour, fourniture du linge, petit-déjeuner), votre activité peut basculer vers la para-hôtellerie.
Le régime change alors sensiblement : l'activité devient assujettie à la TVA (avec, en contrepartie, une possible récupération de TVA sous conditions), les obligations comptables sont spécifiques et la qualification sociale peut différer. La frontière est technique et dépend de la jurisprudence, qui évolue. Ne vous en approchez pas sans l'avis d'un expert-comptable, seul à même de qualifier précisément votre activité et d'en tirer les conséquences fiscales.
Les régimes présentés ici valent au 5 août 2026 et constituent une information générale : ils ne remplacent pas un conseil fiscal adapté à votre situation. Votre imposition dépend de votre foyer, de votre financement et de la commune du bien, autant de paramètres qu'un expert-comptable intègre dans le calcul.
Chez Clé en Main, nous accompagnons votre projet en amont (choix du bien, montage) et, une fois le logement en service, sa gestion en conciergerie : commission de 20 % du chiffre d'affaires locatif (18 % pour un bien acquis via notre accompagnement), ménage facturé au forfait par rotation, reporting mensuel, zéro engagement avec préavis de 30 jours. Nous travaillons aux côtés de votre expert-comptable, sans nous substituer à lui ni à votre décision.
Non. Les loyers d'une location nue relèvent des revenus fonciers, tandis que ceux d'un meublé de tourisme sont imposés dans les bénéfices industriels et commerciaux (BIC), au titre de la location meublée non professionnelle (LMNP). Vous choisissez ensuite entre le micro-BIC et le régime réel.
Depuis la loi Le Meur, un meublé non classé bénéficie d'un abattement de 30 % dans la limite de 15 000 € de recettes par an. Un meublé classé bénéficie d'un abattement de 50 % dans la limite de 83 600 € en 2026. Au-delà de ces plafonds, le régime réel s'applique.
Le régime réel devient obligatoire lorsque vos recettes dépassent le plafond du micro-BIC : 15 000 € pour un meublé non classé, 83 600 € pour un meublé classé en 2026. En dessous, vous pouvez rester au micro-BIC ou opter volontairement pour le réel si celui-ci est plus avantageux.
Oui. Au réel, vous amortissez le bâti (hors terrain, soit environ 85 % de la valeur du bien), le mobilier et les travaux, en plus de déduire vos charges. L'amortissement ne peut pas créer de déficit (article 39 C, II du code général des impôts) : la part non utilisée se reporte sans limite de durée sur les bénéfices futurs.
Un meublé de tourisme, imposé en LMNP, supporte 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, qui a porté la CSG à 10,6 %. Ce taux s'applique dès l'imposition des revenus 2025. Les revenus fonciers d'une location nue restent, eux, à 17,2 %.
Le classement est un vrai levier fiscal : il fait passer l'abattement micro-BIC de 30 % à 50 % et relève le plafond de recettes à 83 600 €. Il suppose une visite de contrôle par un organisme accrédité. Dans notre conciergerie, le classement est piloté avec vous, mais il ne dispense pas des obligations locales, comme le numéro d'enregistrement et le changement d'usage.
Vous relevez de la para-hôtellerie si vous fournissez des services de type hôtelier (accueil, ménage en cours de séjour, linge, petit-déjeuner). Le régime change alors : l'activité devient assujettie à la TVA, avec des obligations comptables spécifiques. Cette frontière est technique : faites qualifier votre activité par un expert-comptable avant tout choix.
Non. Cette page et notre accompagnement fournissent une information générale, pas un conseil fiscal personnalisé. Nous sécurisons votre projet et gérons votre meublé en conciergerie (commission de 20 %, 18 % pour un bien acquis via notre accompagnement, préavis de 30 jours), en lien avec votre expert-comptable, à qui revient la qualification de votre situation.