Longtemps reine de la rentabilité, la location courte durée (type Airbnb) a vu son cadre se durcir avec la loi Le Meur du 19 novembre 2024. Cela ne signe pas sa fin, mais impose de recalculer, et parfois d'arbitrer vers d'autres stratégies. Faisons le point.
La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 a réduit les avantages fiscaux du meublé de tourisme au micro-BIC : l'abattement passe à 30 % (plafond de recettes 15 000 €) pour les meublés non classés, et à 50 % (plafond 77 700 €) pour les meublés classés. Elle renforce aussi les pouvoirs des communes, qui peuvent désormais abaisser à 90 jours par an (au lieu de 120) la location d'une résidence principale et durcir les autorisations de changement d'usage.
Oui, sur les bons emplacements touristiques et avec une gestion professionnelle, mais la marge de sécurité s'est réduite. Il faut intégrer la conformité communale et la nouvelle fiscalité dès le calcul de rentabilité, et vérifier le règlement de copropriété, qui peut interdire la LCD.
Selon la ville et la réglementation locale, la colocation meublée ou la moyenne durée offrent parfois un meilleur couple rendement/risque que la LCD. L'arbitrage se fait au cas par cas, et nous le réalisons avant tout achat.
Oui, mais sous conditions renforcées selon les communes. La conformité (changement d'usage, quotas, jours autorisés) et la nouvelle fiscalité doivent être vérifiées avant d'investir.
Depuis la loi Le Meur : 30 % (plafond 15 000 €) pour un meublé non classé, 50 % (plafond 77 700 €) pour un meublé classé, au micro-BIC.
Dans les zones tendues, la colocation est souvent plus sûre réglementairement et très rentable. Tout dépend de la ville et de votre objectif.